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L'Histoire

La couverture

Naissance d'un savoir-faire...

 

 

En 1825, date à laquelle un petit patron local, Antoine Chapon, patron d'une petite filature mécanique et colporteur, observe à Moulins un tisserand qui utilise une trame de chiffons.

Il a donc l'idée d'utiliser à partir de chutes, effilochage, déchets textiles de fabriquer une trame suffisamment solide pour être tissée, cette matière première peu coûteuse convenait à la population nombreuse de Cours et sa  région. Avec celle-ci, Antoine Chapon réalise artisanalement les premières couvertures « GRISON » en Coton ou  Laine et Coton.

Ces cardons sont filés à domicile par les femmes, à l'aide d'un appareil rudimentaire appelé "bouleuse" qui arrivait à  en tirer un embryon de fils, puis du rouet.

  - Le métier à Jeannette remplaça bientôt le rouet pour filer cette trame car il pouvait prendre 20 bouts au lieu d'un seul.

 - De petits enfants (les rapondeurs) sont employés pour attacher les cardons filés qui sont ensuite tissés.

- A sa suite, 4 à 5 Familles vont utiliser ce procédé et seront le point de départ de près de 20 Fabricants dans la région de COURS.


 

La première à utiliser la vapeur fut la maison Poizat​
 

 

 

Dans le premier tiers du XXe siècle, Cours est qualifiée de capitale nationale, voire mondiale, de la fabrication des couvertures. Un généreux slogan, « Cours couvre le monde ... » en illustre le fait.

Mais certaines usines, secouées par des grèves à répétition, notamment en 1931, vont commencer à disparaître. Malgré le sursaut économique de l'immédiat après-guerre et les années dites « glorieuses », l'industrie de la couverture s'effondre à partir de 1960.

Mais, des industries nouvelles, notamment la métallerie, ont renoué avec le savoir-faire ancestral de l'industrie coursiaude.

 

 

Dates importantes de la couverture

  1839 : Fondation sur le site actuel de l’Usine VILLE – CHAVANON 

1850 : interviennent de nouveaux perfectionnements qui vont bouleverser les conditions de production.L'invention du métier à tisser, l'introduction de la machine à vapeur entraînèrent le regroupement des métiers en usines.

 

1850 - 1885 : interviennent de nouveaux perfectionnements qui vont bouleverser les conditions de production.Une série d’inventions réalisées par des artisans locaux permet de mécaniser le traitement des chiffons, la filature, le tissage et la teinture ou l'impression.Les déchets qui sont la matière première,  sont nettoyés dans des carderies installées sur la Trambouze (rivière passant à Cours).

 

1856 : Rénovation complète de cette entreprise par Jean-Claude Ville, fils du fondateur, qui lui donne une configuration plus moderne par l’utilisation de la force hydraulique et de la machine à vapeur (cheminée toujours existante de 40 mètres).

 

1890 : Pendant l’entre deux Guerres (1914 – 1939), la renommée de COURS est mondiale, l’exportation se faisant jusqu’aux Indes, sur l’Afrique entière et l’Amérique du Sud. Sont également construites des usines qui occupent de 100 à 200 ouvriers. 

 

1941 : Replié du Nord, Etienne Motte achète l’Entreprise, développe la PURE LAINE puis se spécialise dans l’Artificiel (VISCOSE).Il rénove les ateliers Matières Premières et Carderie.

1975 : Disparition des derniers métiers à navettes remplacés par les métiers sans navettes « DEWATEX » A cette époque, 1500 m² sont couverts – l’usine emploie 145 personnes – nous avons alors la possibilité de fabriquer 3000 couvertures/ jour.

 

1985-86 : Nous sommes à même de vous proposer une gamme étendue d’articles classiques ou fantaisies, allant du Synthétique, divers Acryliques, Courtelle, Laine, Pure laine… toutes exclusivités possibles : dessins, etc… 

 

Aujourd'hui

 

Les anciennes entreprises du bâtiment, implantées depuis des décennies, se sont considérablement développées. Elles sont aujourd'hui parmi les plus importantes de la région Rhône-Alpes, et garde tout leur savoir-faire et leur authenticité à travers les couvertures.